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PLATEAU DE GERGOVIE 2009 !
Le siège de Gergovie, en 52 av. J.-C., est une des batailles principales de la Guerre des Gaules. Elle vit les forces gauloises rassemblées sous la conduite de Vercingétorix repousser victorieusement les assauts des légions romaines de Jules César, qui assiégeaient l'oppidum de Gergovie, à proximité de la cité Arverne de Nemossos.
Du 19 au 24 juillet dernier, nous nous sommes rendus à Gergovie afin de contribuer aux fouilles qui ont lieu sur le plateau avec l'équipe de l'ARAFA.
Voici quelques images ainsi que quelques informations historiques sur le sujet.
Plus d'infos sur le site de l'ARAFA : www.arafa.fr
Les remparts de Gergovie
Les fouilles du colonel Stoffel dans les années 1860 mirent au jour des fossés, à la suite desquels on situe le petit camp de César sur la colline de la Roche Blanche (5,5 ha) et le grand camp à la Serre d’Orcet (35 ha). Des fouilles menées de 1936 à 1939 retrouvèrent les fossés, mais leur publication médiocre ne permit guère l’exploitation des trouvailles.
Les années 1940 virent des fouilles importantes menées sur le plateau (oppidum gaulois), notamment par les membres réfugiés de l’université de Strasbourg. Les sondages entrepris en 1995 confirmèrent les trouvailles de Stoffel et permirent de mieux évaluer la taille antique des fossés, aujourd’hui très érodés. Du matériel bien daté de l’époque correspondant à la guerre des Gaules a été trouvé, ainsi que du matériel militaire romain (traits de catapultes en fer trouvés dans les fossés du petit camp). Pour de nombreux spécialistes de la période, comme Christian Goudineau, la démonstration était faite que Gergovie se trouvait bien sur le site officiel. Une des dernières campagnes de fouilles a révélé une portion de rempart à la construction peu soignée, témoignant sans doute d'un travail fait dans l'urgence et qui pourrait correspondre aux fortifications improvisées que César signale dans son récit de la bataille.
Plus récemment les fouilles ont dégagé un trait de catapulte romaine figé dans le rempart. Le matériel est identifié avec certitude par comparaison avec les trouvailles du Puy d'Issolud et permet de dater la muraille de Gergovie tout en apportant une confirmation éclatante de la localisation de la bataille.
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